samedi 16 avril 2016

Merci Patron ! Et surtout merci Ruffin !

Batman v Superman ce n'est pas seulement le combat entre deux super-héros c'est surtout celui de deux grandes icônes de la culture pop, autant dire que beaucoup attendait le jour où Batman et Superman allaient se foutre enfin sur la gueule sur grand écran...

Ouais bon en fait vous savez quoi je m'arrête là ! Je voulais en parler, j'avais commencé à écrire mon article mais tout a déjà été dit sur ce film, il a été maintes et maintes fois commenté et critiqué (souvent à juste titre) et je ne vois pas ce que je pourrais rajouter à tout ça. Sachez juste que j'ai pris pas mal de plaisir à regarder Batman v Superman et que je trouve le bashing autour un peu injustifié malgré ses défauts évidents ,son scénario écrit à la truelle et ces retournements de situation trop rapide...
La Vérité sur Martha 1
Ceux qui ont vu le film comprendront la référence...

Après réflexion je me suis donc dit qu'il valait mieux traite d'un film aux antipodes de ce blockbuster et qui mérite plus de visibilité, surtout en ce moment : Merci Patron !


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Ce film a été réalisé par François Ruffin, son nom ne vous êtes peut-être pas inconnu c'est le rédacteur en chef et fondateur de Fakir - journal alternatif, indépendant affilié à aucun parti mais néanmoins très ancré à gauche - dont l'équipe aurait contribué à l'émergence de Nuit Debout, le mouvement citoyen contre la loi travail présent dans plusieurs grandes villes de France dont vous avez surement entendu parler par le biais des infos ou des réseaux sociaux. Il faut savoir que si le mouvement parait spontané, ce n'est pas le cas et comme dit François Ruffin dans Télérama: "Il a fallu organiser tout ça" notamment avec le collectif Convergence des luttes. 

Vous allez me dire : Mais pourquoi tu nous racontes tout ça ? Déjà que tu nous emmerdes à parler d'un film qui n'a rien à voir au début et maintenant tu fais un article politique ? Mais retourne faire le Che Guevara du pauvre ailleurs espèce de petit bâtard bolchevique ! 


Outch mais c'est méchant ça ! ;( Si je vous raconte tout ça c'est parce que le collectif dont je parlais au-dessus serait né dans l'élan de Merci Patron ! c'est pourquoi j'avais besoin de contextualisé mon sujet avant de m'attaquer au film en lui-même, vous comprendrez ainsi en quoi celui-ci a un lien direct avec les mouvements citoyens auxquels nous assistons aujourd'hui.




Merci Patron ! est ce qu'on appelle un ovni cinématographique, un documentaire inclassable où l'on voit François Ruffin se moquer de la première fortune de France Bernard Arnault, le patron de LVMH, à la manière d'un Michael Moore. Ruffin, affublé d'un T-shirt " I love Bernard" part donc à la rencontre des personnes laissées sur le carreau par le groupe du milliardaire français. Son parcours le mènera à la famille Klur : un couple d'une cinquantaine d'années - ex-employés d'une entreprise du Nord-Pas-De-Calais ,propriété du groupe de Bernard Arnault, et délocalisée en Pologne - qui (sur)vivent avec 3 euros par jour, mangent du fromage blanc à Noël et qui est menacé de perdre leur maison à cause d'une dette de 25 000 euros...tout va bien !!!

Mais Merci Patron ! n'est pas un simple documentaire sur les effets malheureux de la mondialisation et Ruffin ne verse jamais (trop) dans le misérabilisme, au contraire l'humour est toujours présent, c'est une des grandes forces du film mais l'intérêt du film est surtout de voir le journaliste passer à l'action en tentant l'impossible : Faire payer la dette des Klur à Bernard Arnault , le principal responsable de la situation du couple. Cela parait tellement utopiste : Ecrire une lettre au grand patron en lui réclamant 40 000 euros en menaçant de divulguer toute l'affaire aux grands médias. On n'ose pas croire à ce plan un brin naïf...et pourtant ça fonctionne ! Tout le stratagème mis en place par Ruffin et son équipe prend, c'est trop beau pour être vrai. Je ne vous raconte pas tout le film, ni toute l'élaboration du plan mais sachez que l'on ne s'ennuie jamais et que les retournements sont nombreux, on jubile tellement de voir le "Goliath du luxe" plier devant les "David picards". 

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Honnêtement je ne pensais pas que ce film changerait beaucoup de choses quand je l'ai vu il y a quelques semaines,  je me disais que c'était juste "une bataille" de gagnée et que la guerre ne se terminerait jamais, après tout ce n'est pas la première fois que l'on voit ce genre de film engagé. Mais quand je vois l'agitation de ces dernières semaines, le succès et l'influence de  Merci Patron ! sur l'initiation du collectif Convergence des luttes qui organise le mouvement Nuit Debout avec des Assemblées populaires notamment, je me dis que tout est possible. Ruffin fait bien plus qu'un film engagé, il s'engage littéralement en aidant cette famille et en menant son combat contre l'oligarchie. Ce n'est plus seulement du journalisme ça va plus loin ! Alors, à moins que la société dans laquelle vous vivez vous convienne parfaitement ou que vous soyez un des patrons du CAC 40, je ne peux que vous conseiller d'aller le voir, il est encore en salles, profitez-en c'est pas souvent que l'on a l'occasion de voir ce genre de film au cinéma. Et puis je pense que ça sera toujours mieux que les Visiteurs 3...


Ce qui est sûr c'est que Merci Patron ! n'a pas plu à tout le monde, n'est-ce pas Mr Lagardère ? Regardez cette "interview" ça vaut le coup d’œil ! 



(Mise à jour du 20/04/16 Je vous mets également en lien le passage de François Ruffin chez Ruquier la semaine dernière)




jeudi 24 mars 2016

Zootopie : Un Disney étonnamment mature

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Comme beaucoup de gens de ma génération j'ai été biberonné aux dessins-animés Disney, notamment ceux du début des 90's, une période faste pour le studio qui sortait un film tous les ans pour les fêtes de Noël, une période évidemment propice à la solidarité, l'amour, le partage, et à la surconsommation. Chaque sortie du nouveau Disney était accompagnée- comme aujourd'hui- d'une grosse campagne de pub, il faut bien vendre des jouets aux gosses. Mais bon le jeune enfant mignon et insouciant que j'étais à l'époque était encore très loin de toutes ces préoccupations et s'en tamponnait pas mal le coquillard de la logique commerciale de la firme aux grandes oreilles, à vrai dire je prenais ce qu'on me donnait et c'est tout. Avec le matraquage médiatique je pouvais difficilement passer à côté de ces films, c'est ainsi que j'ai vu comme des millions d'autres enfants des "classiques" Disney comme : La Belle et la Bête, Aladdin ou encore Le Roi Lion - et même La Petite Sirène dont je matais la VHS en boucle, j'ai un peu honte d'ailleurs quand j'y repense, pitié ne me jugez pas ! - ce sont des films qui étaient - qui sont toujours d'ailleurs - à mon sens, d'une bonne qualité dont je connais presque toutes les répliques et chansons par cœur. Tout n'est pas parfait bien sûr, certains aspects moraux et artistiques étaient critiquables, surtout quand on les voit aujourd'hui avec un regard d'adulte mais globalement je n'ai pas grand chose à redire dessus, hormis que ces films font partie intégrante de mon enfance et surement de la vôtre.

Et puis Pixar est arrivé avec Toy Story et ses images de synthèse révolutionnaires pour l'époque, le premier d'une grande lignée de films novateurs et créatifs, souvent agrémentés d'une bonne morale, véritables succès populaires et critiques qui ont "ringardisé" les longs métrages traditionnels Disney. Le studio a en effet eu beaucoup de mal à passer le cap des années 2000 livrant -à quelques exceptions près- pas mal de daubes. Il s'en est relevé depuis avec de gros succès comme Raiponce ou La Reine des Neiges mais personnellement ce ne sont pas avec ces deux films ou avec Les Nouveaux Héros, sorti l'année dernière, que Disney s'est racheté à mes yeux, cela reste trop fade à mon humble avis.

Je n'étais donc pas particulièrement excité à l'annonce de Zootopie le dernier Disney dont il est question aujourd'hui. J'avoue cependant que quand j'ai vu le premier trailer au cinéma - comme beaucoup de monde - je me suis bien marré.



Ceci-dit une bande-annonce peut-être trompeuse, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre en allant voir ce film...

...et bien figurez-vous que c'est vachement bien !

Je vous fais quand même un petit topo : nous suivons l'histoire de Judy Hopps, première lapine policière de l'histoire de la ville de Zootopie - mégalopole où tous les animaux , prédateurs et proies vivent en harmonie - qui va tenter de s'imposer et se faire respecter en menant une enquête particulièrement difficile sur la disparition de prédateurs. Pour cela elle va demander de l'aide à Nick Wilde, un renard rusé et un brin insolent qui gagne sa vie en arnaquant les gens, une sorte de Christophe Rocancourt canin en fait. Nous sommes donc face à un polar à la Disney, et cette fois-ci pas de princesse à sauver youhouuuu !

Première chose à dire, le film est très bien réalisé, très bien pensé et vraiment très drôle, on rigole vraiment de bon cœur, les vannes relatives aux caractéristiques des animaux - permettant au passage de belles trouvailles de mise en scène - sont bien trouvées, à l'image de Flash le paresseux travaillant dans une administration, représentant la lenteur de la bureaucratie. Haaaa les fonctionnaires...



Autre point positif : pas de chansons durant le film comme dans les autres Disney ! Ça fait un bien fou de savoir que l'on aura pas droit à une autre chanson du style Libérée, délivrée qui nous a quand même bien cassé les couilles pendant des mois. 

Concernant l'humour, j'ose croire que les adultes s'amuseront autant, si ce n'est plus que les gamins en voyant certaines références et blagues, qui, clairement ne s'adressent pas à un jeune public (caser Breaking Bad dans un Disney il fallait le faire). Car oui Zootopie est très mature (voire un peu sombre par moment) et possède un scénario intelligent qui permet un niveau de lecture très intéressant, notamment sur le racisme et le sexisme, abordés avec justesse, chose rare chez un Disney. Zootopie dénonce les préjugés que chacun d'entre-nous peut avoir sur l'autre en se penchant subtilement sur la question de l'entretien de ces stéréotypes. En effet si certains clichés ont une part de vérité, ce n'est pas toujours le cas, pourquoi alors se conformer à l'image que les autres nous renvoient ? Au-delà des critiques sur les politiques qui utilisent la peur à des fins de manipulations (on est en plein dedans) c'est CA le principal message du film et il me semble très important.

Ça reste du Disney, avec une pointe de bons sentiments, mais le film dispose d'une bonne morale et il est très loin de nous prendre pour des cons, au contraire, il nous montre à quel point nos sociétés actuelles basées sur le "vivre ensemble" peuvent-être fragiles et cruelles, ça résonne indéniablement avec l'actualité récente vous ne trouvez- pas ? C'est pour cela que je vous conseille d'amener vos chérubins et surtout de discuter avec eux de ce qu'ils viennent de voir, les studios Disney ont livré une belle fable, intelligente, drôle et inventive comme ils savaient si bien le faire à l'époque...un futur classique en somme, c'était pas si compliqué finalement !
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Un bien beau bestiaire...

PS : Les placements de produit et la BO de Shakira c'était pas vraiment nécessaire par contre !




vendredi 4 mars 2016

Le Revenant


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« Faudrait que je m’y remette sur ce blog, ça fait quand même 5 mois que je n’ai pas écrit une seule ligne.

-C’est sûr que pour un « passionné » t’es pas très productif.

-Oui mais bon il y a eu certains événements qui m’ont chamboulé, j’ai eu pas mal de trucs à gérer dans ma vie perso alors du coup c’est vrai que…

-Stop ! Je t’arrête tout de suite. Ton pseudo discours d’excuses à deux balles on s’en branle complètement ! Réfléchis plutôt au sujet de ton prochain article. Je ne sais pas qu’est-ce que tu as écouté ou lu récemment ?

-Il n’y a pas grand-chose que je veux aborder là niveau musique, les dernières Victoires de la Musique m’ont définitivement achevé le moral - une Victoire pour Maître Gims sérieusement ? – Sinon en ce moment je lis la biographie du mec de Thalassa

-Non bah laisse tomber on va plutôt se concentrer sur les films. T’es allé voir quoi ces dernières semaines ? Qu’est-ce qui t’inspire ?

-Ben il y a bien le dernier Tarantino qui pourrait être intéressant d’aborder.

-Mouais ça date déjà un peu, les gens ont déjà tout lu sur le sujet. T’as pas quelque chose de plus frais ? Deadpool ? C’était bien ça Deadpool !

-Sympa, fun, décomplexé…oui c’est vrai ! Mais ça me tente pas plus que ça d’en parler…

-T’as pas un coup de cœur à faire partager ?

-Si j’ai bien aimé Joséphine s’arrondit.

-QUOI ?

-Tu sais le film avec Marilou Berry, c’était marrant ça !

-T’es sérieux mec ? Tu veux vraiment que l’article qui signe le « grand retour » de ton blog soit sur ce film ? L’histoire d’une trentenaire un peu folle et paumée, une sorte Bridget Jones  à la française ? Le tout interprété et réalisé par la fille de Balasko ?

-Bah oui c’était vraiment bien je trouve !

-T’as changé !

-C’est toujours mieux que les Tuches 2.

-Tu marques un point là.

-Non mais t’as raison faut que je trouve autre chose…et si je parlais de The Revenant le dernier film d’Alejandro González Iñáritu ? Tu sais le réalisateur de Birdman ?

-Ha ouais c’était un putain de film Birdman.

- Carrément, mon film préféré de 2015. Tu te rappelles ? J’en avais déjà parlé ici-même.

-Oui…enfin bon ça raconte quoi The Revenant ?

- En gros c’est un trappeur, joué par Leonardo Dicaprio, qui se fait défoncer par un grizzli. Le mec est en charpie et est abandonné par ses équipiers qui le laissent pour mort. Sauf que, il survit le bougre ! Et il est supra-vénère, normal. Malgré tout, et même s’il est complètement en kit et que l’environnement autour de lui est hostile, il décide de faire 300 bornes pour retrouver celui qui l’a trahi et lui péter la gueule par la même occasion.

-Et tu comptes faire un article sur une histoire aussi basique ? Il y a rien à dire là-dessus !

-Détrompe-toi il y a énormément de choses à dire, le scénario est peut-être simple mais il est sublimé par la mise en scène du réal’.  Il y a tellement de plans de ouf – notamment la scène d’intro qui est une tuerie, dans tous les sens du terme – il y a un énorme travail sur la lumière et les plans sur les paysages sont magnifiques - petit bémol tout de même sur certains animaux en 3D assez mal faits, il aurait pu s’appliquer jusqu’au bout – mais bon esthétiquement ça reste super beau ! Il n’a pas volé sa statuette Alejandro ! Après on ne va pas se mentir il y a quelques longueurs, le film dure 2h36, c’est long...j’ai regardé ma montre plusieurs fois sans pour autant décrocher d’ailleurs, car le film raconte beaucoup de choses entre l’histoire de vengeance, le voyage initiatique, la quête de rédemption, peut-être que ces longueurs sont nécessaires pour se retrouver dans le sentiment de perdition du héros ? J’avoue ne pas trop savoir.

-Mouais c’est un peu brouillon tout ça…

-C’est vrai que je ne sais pas trop quoi en penser, cependant j’encouragerai bien les gens à aller le voir au ciné, car ça reste une grosse claque visuelle, bien que la réalisation soit parfois un peu tape à l’œil, tout comme la prestation de DiCaprio. Attention je ne dis pas qu’il est mauvais, loin de là – d’ailleurs les acteurs sont tous excellent, moi personnellement j’adore Tom Hardy en bad-guy – mais, à mon humble avis, ce n’est pas pour cette performance qu’il aurait dû recevoir l’oscar du meilleur acteur, je lui aurai plus donné pour Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese, m’enfin… Dans ce film j’ai eu l’impression que Leo faisait du gringue aux membres de l’académie en se la jouant comme Martine : Leo chasse le cerf, Leo se bat avec un ours, Leo se les gèlent dans la neige, Leo fronce les sourcils, Leo mange du bison ou encore Leo dort dans une carcasse de cheval (hé oui).

-Au moins t’as des choses à dire c’est cool, allez hop à ton clavier !

-Tu sais je pensais, j’aurai pu faire un parallèle entre The Revenant et mon blog ? Parce que ça parle de la résurrection d’un homme, d’où « The Revenant » tu vois ? Et vu que je reprends le blog des mois après, je reviens, je ressuscite un peu en quelque sorte…enfin bon je sais pas je pensais que ça pourrait être bien peut-être…je ne sais pas trop du coup…

- …

- …

-C’est naze ! Oublie tout et aborde un autre sujet ça sera mieux.

-T’as raison je vais plutôt parler de Zootopie !

-Ho putain… »

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Arrrgh j'aurai pas dû manger de bison cru... 

jeudi 17 septembre 2015

Le Tout Nouveau Testament : drôle, poétique, mélancolique et bancal


Il faut croire que nos voisins belges ont le monopole de la créativité ces derniers temps puisqu’après "Je suis mort mais j'ai des amis", sorti en Juillet dernier, c'est un autre film du plat pays que je m'apprête à traiter aujourd'hui. Attendu par certains comme le Messie (ne soupirez pas, ce n'est que le début), Le Tout Nouveau Testament, nouveau film du réalisateur Jaco Van Dormael (Le Huitième Jour, Mr Nobody...) a débarqué dans nos salles obscures françaises avec un Benoit Poelvoorde en grande forme interprétant un véritable connard, odieux et infect personnage en la personne de...Dieu. La bande annonce étant prometteuse, le film s'annonçait plutôt réjouissant. Alors, le résultat est-il à la hauteur de nos espérances? Et bien oui et non.

Déjà ne vous méprenez pas car l'affiche est trompeuse, le film n'est pas centré sur Poelvoorde bien qu'il soit présent tout le long du film, non ici le héros principal du Tout Nouveau Testament est une enfant de 10 ans, la fille du Bon Dieu : Ea. D'ailleurs "bon" dans ce film, Dieu ne l'est pas, il est ce qu'on appelle plus communément un enculé de première, un odieux personnage, méchant, négligé , toujours flanqué d'un vieux peignoir, qui s'amuse à jouer avec ses créations en les faisant souffrir tout autant que ses proches. Il passe son temps à humilier sa femme (jouée par Yolande Moreau) à critiquer sur son fils J-C qui n'a réussi selon-lui qu'à " se faire clouer sur un cintre comme une chouette" et à battre sa fille Ea (campée par la jeune Pili Groyne) lorsque celle-ci se rebelle contre-lui. 


Ea n'en pouvant plus de cette situation, décide de faire chier son salaud de père une bonne fois pour toute en envoyant les dates et heures précises de décès à tout le monde par SMS. Après avoir bien foutu la merde et s'être attiré la colère de Dieu, elle part à la recherche de 6 nouveaux apôtres (ramenant le total à 18, comme le nombre de joueurs d'une équipe de base-ball, sport que sa mère affectionne particulièrement) afin de rédiger un Tout Nouveau Testament et de repartir sur de nouvelles bases.

Si la première partie du film est excellente, drôle et déjantée comme il faut, c'est à partir de la quête des apôtres que le soufflé retombe un peu, le film se divise alors en chapitres, comme dans l’évangile, et nous dresse le portrait de chacun des apôtres, à savoir : une jeune femme sans bras gauche (Laura Lervinden), un employé de bureau déprimé (Didier De Neck), un obsédé sexuel (Serge Larivière), un assassin (François Damiens, magnifique contre-emploi), une femme délaissée (Catherine Deneuve) et un garçon qui souhaite devenir une fille (Romain Gelin).

Ces chapitres sont assez inégaux selon moi, bien qu'ils soient, pour la plupart, intéressants, drôles et poétiques, d'autres sont un peu plus...déconcertants, je pense notamment à celui avec Catherine Deneuve, j'avoue que je n'ai pas bien capté le coup de la passion amoureuse avec le Gorille, c'est un peu gênant...

Deux monstres du cinéma : Catherine Deneuve et King-Kong
N'attendez d'ailleurs pas une critique acerbe de la religion, il n'en ai rien, Jaco Van Dormael parle de gens, de nos sentiments contradictoires, de la vie, de ce que nous voulons en faire, de notre chemin de croix,  de notre destin, bref c'est beau, poétique, mélancolique...un peu trop sans doute.

Le souci majeur en fait n'est pas tellement le film en lui-même mais la manière dont on nous l'a sur-vendu, c'est à dire comme une comédie, drôle, féroce, iconoclaste portée par Poelvoorde, ça marchait du feu de dieu il suffit de voir la BA :

 

Mais ce n'est pas le cas, le film n'est pas si drôle que ça, d'où ma légère déception et la désagréable surprise qu'on pu avoir certains spectateurs, qui sont restés décontenancés devant l’œuvre du réal belge. Pourtant il ne faut pas exagérer, l'histoire est originale, le casting est bon (même les gamins jouent bien et pourtant, Dieu sait que c'est rare) et il y a de bonnes trouvailles visuelles ou musicales (l'idée que l'on ait une petite musique intérieure en chacun de nous est vraiment très bonne).

Je suis donc un peu mitigé mais cela reste, dans l'ensemble, un bon (et beau) film, créatif, drôle (parfois) et bienveillant qui se trouve au-dessus de pas mal de sorties cinés du moment (à moins que le reboot du Transporteur ou de Hitman vous tente...m'enfin bon...) Et même si des aspects du Tout Nouveau Testament, sont à mon sens, un peu bancal, il fait un bien fou ! Mais il ne plaira pas à tout le monde c'est sûr.

Je vous conseille vraiment d'aller le voir, ne serait-ce que pour vous faire votre propre avis, après tout, ce que je dis n'est pas parole d'évangile ! Bon allez, ça suffit j'arrête avec les références bibliques, de toutes façons je n'ai plus rien à rajouter l'article arrive à son terme, ouf ! Dieu soit loué ! (hi hi hi j'ai pas pu résister)

T’es un criminel Francis !




PS : Juste pour mentionner l'apparition de Pascal Duquenne (l'acteur trisomique du huitième jour) dans ce film, c'était sympa de le revoir après toutes ces années ! 

samedi 29 août 2015

Cabaret Vert 2015 : Road Trip musical chez les Carolomacériens !



Et voilà, la 11ème édition du Cabaret Vert s'est achevée il y a presque une semaine et ma tête est encore remplie de souvenirs. Même si j'ai décuité depuis, le retour à la réalité fût rude,très difficile d'en parler comme ça à chaud, il fallait forcément un peu de recul. C'est donc reposé et un peu plus détaché que je vous propose de revenir sur cette édition 2015 et sur ses 4 jours de concerts, de fête, de découvertes, de rencontres, de bouffe et de (très bonnes) bières bien entendu ! 



Depuis quelques années maintenant le Cabaret Vert fait partie de mes événements estivaux immanquables , au-delà de sa prog musicale, c'est aussi son cadre, sa dimension éco-festival et sa diversité qui séduisent les gens. On mise en effet beaucoup sur le vert à Charleville-Mézières, chef-lieu des Ardennes et ville natale d'Arthur Rimbaud, dont un des poèmes (Au Cabaret Vert) sert à nommer le festival en plus de bien souligner son côté green...double référence, malin !

L'année dernière c'était les 10 ans du festival et près de 94 000 festivaliers avaient foulé l'herbe du Square Bayard, situé au centre de Charleville, c'était ouf...mais c'était un peu trop, le site était saturé et la circulation entre les 2 grandes scènes était parfois pénible. Pour cette édition  2015 l'organisation a pris en compte cette problématique en réévaluant à la baisse la jauge d'affluence (85 500 personnes en 4 jours tout de même) et en permettant aux festivaliers de venir chercher leurs bracelets la veille des concerts pour éviter l'attente. Bonne idée ! 

Nous débarquons donc, mes camarades et moi-même, mercredi soir pour récupérer nos pass et nous installer au camping Dormeur du Val déjà blindé de monde, on est déjà dans l'ambiance, c'est parfait pour nous mettre en bouche avant les concerts de ce (long) week-end que sont, entre autres : Chemical Brothers, Limp Bizkit, Paul Kalkbrenner, Etienne Daho, Christine and the Queens, Jurassic 5, Tyler the creator, Benjamin Clementine, Thiéfaine, John Butler Trio, Jungle, Selah Sue, Rone, Mr Oizo, Fakear...

Le reste de la prog' est sur le site officiel du Cabaret Vert ! 

1er jour :

C'est déjà bien entamé (l'apéro de la veille et de la journée aura eu raison de nous) que nous nous dirigeons sur le site du festival pour assister à notre premier concert du week-end celui d'Etienne Daho. Je ne sais pas si l'alcool m'a aidé (surement un petit peu) mais personnellement j'ai adoré ce concert, Etienne a fait le show ! Et voir un des plus grands représentants de la pop française (hé oui n'ayons pas peur des mots) se dandiner comme ça à presque 60 ans ça fait plaisir !

Nous passons devant Benjamin Clémentine , pas trop mal mais trop calme pas notre truc, et nous allons boire quelques coups avant Christine and the Queens. Je n'en attendais pas grand chose, n'étant pas un fan de la première heure de la fille cachée de Valérie Lemercier ...


...mais sa prestation en live m'a plutôt séduit, accompagnée de ses danseurs elle offre un spectacle original et plutôt bien foutu que les 2 écrans géants installés sur la grande scène Zanzibar, nouveauté de cette édition, subliment assez bien. Après c'est sûr qu'on aime ou on aime pas. 

Direction la scène des illuminations pour l'electro-pop de Shamir qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable, ça sera l'occasion de bouffer un sandwich à l'omelette juste à côté. Puis vient le moment d'aller voir la tête d'affiche électro de ce jeudi, Paul Kalkbrenner. C'est pas mal mais on s'emmerde un peu, au bout de 30 minutes on préférera aller sur la petite scène voir Fuzz, du rock pas dégueu mais sans grande originalité.

Le concert de Gramatik, le dernier de la soirée, me mettra bien plus en joie, les différents mix electro, hip-hop et soul des slovènes étant particulièrement efficaces et transformant l'herbe sous nos pieds en véritable dancefloor ! C'est donc fatigués mais satisfaits que nous retournons sur le camping sous les  appels des " apérooooooooooos !!! "

2ème jour :

La nuit fut courte, mais pas chaude et sauvage comme ce vendredi après-midi. Quelle chaleur ! Il faut s'hydrater et chercher de l'ombre, ce que nous faisons en nous posant tranquillement sous les arbres à l'espace animation du camping (avec en fond sonore, des morceaux de Joe Dassin qui est mort il y a 35 ans presque jour pour jour) en sirotant du rosé griotte, histoire d'être à point pour Jurassic 5. 


En se dirigeant vers la grande scène on passera très rapidement devant le groupe de rap ardennais Black Industrie, on aura juste le temps d'entendre au loin les mec rapper (gueuler ?) sur un sample de Maître Gims...sérieusement ? Enfin bon, au moins on se dit qu'on a rien loupé ! 

Nous voilà arrivés juste à temps pour Jurassic 5, c'est parti pour du bon hip-hop à l'ancienne sous ce beau soleil, rien de tel pour commencer les concerts ! 

Je dois admettre que le rap en live ça peut être compliqué...c'est parfois inaudible ! Mais là aucun souci, on kiffe la vibe, les mecs savent faire le show et ambiancer le public. Un super moment et un des meilleurs concerts du Cabaret Vert pour ma part ! 

Le mec il a une guitare platine, normal ! 




C'est bien cadré ! Bravo le photographe ! 

Après s'être posé devant Wand, la faim se fait sentir, on fait donc l'impasse sur The Shoes (déjà vu plusieurs fois dont une au Cabaret) pour manger un Kebab de sanglier au Square Alternatif , véritable paradis pour les gourmands qui propose des plats diversifiés 100 % locaux. D'ailleurs tous les stands du festival proposent des produits du coin, c'est vraiment cool pour les bières quand on sait que la Belgique est toute proche. Ici pas de Kronenbourg ni d'Heineken mais de la Chouffe, de la Chimay ou de la Sedane, la bière la plus basique étant la Jenlain Blonde...j'ai connu pire ! 

Après Ratatat (on pourrait croire à un nom de Pokémon) et ses animations vidéos drôlissime, Zeds Dead et sa dubstep à chier c'est au tour des Chemicals Brothers d'investir la scène Zanzibar.
Le concert démarre bien mais au bout de 10 minutes...c'est le drame : Première coupure d'électricité et première déception. Le show reprend quelques temps après mais une seconde coupure vient enfoncer le clou. Le public commence à perdre patience, ça la fout un peu mal. Malgré tout, le problème est réglé et les mecs de Manchester reprennent les rênes de leur concert avec de superbes jeux de lumières, c'est bien mais un peu tard car l'ambiance est retombée, une partie du public s'est déjà barrée et celle restante sera difficile à remuer. Dommage ! 

On termine la soirée en dansant comme des cons sur Mr Oizo dont le set ne ressemble pourtant pas trop à ce qu'on avait l'habitude de connaître de lui. On repart sur le camping un peu moins enthousiaste que la veille, pas à cause du concert en demi-teinte des Chemicals Brothers mais plutôt à cause de la programmation beaucoup trop electro de ce vendredi (à partir de 20h il n y avait que ça) qui nous a un peu saoulé il faut bien le dire. Heureusement un portable, une enceinte Bluetooth et Michel Delpech suffiront à me faire passer une bonne fin de soirée ! 

3ème jour :

Samedi on y va un peu plus doucement, du coup on se fait un petit mölkky au camping et on décide d'aller sur le site du festival dès l'ouverture pour se balader au Square Alternatif et au Temps des Freaks, espace dédié aux arts de rue. On assiste au spectacle de Rat dit Noir, un jongleur hyper doué au diabolo et à l'humour ravageur. C'est très sympa, ça change un peu des concerts et puis c'est vraiment très agréable de flâner dans les différents recoins du festival sous ce beau soleil.
















Après notre petite escapade certains resteront devant le rock de Drenge pendant que d'autres (comme moi) préféreront, une fois de plus, aller siroter une ou deux Sedane au rythme du Raspect Crew au Temps des Cerises, la scène alternative du Cabaret Vert. Surement mon endroit préféré du festival quand il n'est pas blindé.


Après toutes ces bières il est grand temps de se poser devant John Butler Trio ,une fois encore le mec livre un show impeccable tout comme celui du Chien à Plumes deux semaines auparavant !


Toutefois mon coup de cœur du samedi sera le successeur de John Butler Trio sur la grande scène : Jungle !
Les britishs ont su m’envoûter et m’enivrer (même si les Sedanes enquillées m'ont bien aidé aussi dans cette démarche) avec leur pop teintée de soul et d'electro, c'est frais, c'est cool, un groupe à ne pas manquer assurément ! 




Comme souvent au bout d'un moment, l'appel du ventre se fait pressant et c'est après avoir pris une bière au bar Groin Groin que l'on retourne sur le camping reprendre des forces ! On manquera une bonne partie de Selah Sue mais en même temps on l'avait déjà vu au Jardin du Michel au mois de Juin donc pas de regrets à avoir ! On rentre sur le festoche, motivés (et un peu bourrés) en ayant un peu de temps libre avant Limp Bizkit. On décide alors d'aller faire un tour au chapiteau aux images qui diffusent continuellement des courts-métrages. Le thème du soir étant "Trash Films" et "Smell of Sex" on a pu voir, entre autres, ce genre de truc : 


On loupe peut-être Rone mais on passe un moment magique je vous le garantis ! Blague à part, il y avait vraiment des trucs intéressants et ça serait injuste de résumer ça à une moule qui baise une huître ou des crevettes qui partouzent. Mais il est déjà l'heure d'un des concerts les plus attendus du festival celui de Limp Bizkit...


...et là c'est la déception ! 


Ça commençait pourtant bien avec leur tube Rollin', j'y ai cru ! J'étais à fond dedans ! Mais peu à peu le groupe s'enfonce et on assiste à une performance insipide limite ridicule avec des transitions mollassonnes où Fred Durst (le chanteur leader) parle pour ne rien dire, fait chanter la marseillaise au public et fait monter des festivaliers sur scène pour...quedalle ! Honnêtement je cherche encore l'intérêt de la chose ! Quel est l'intérêt de les faire s'asseoir sur le côté de la scène ? Naze.



Si ça s'arrêtait là ça pourrait passer, mais non même pas ! Ils se permettent de faire presque autant de reprises que leurs propres morceaux ! De qui se moque t-on ? D'ailleurs le morceau où les gens ont le plus bougé était celui de Rage Against the Machine , franchement je serai Limp Bizkit j'aurai honte ! J'en ai rien à foutre d'entendre une reprise de Nirvana ou des sons de 50 cent et DMX à ce moment précis, les mecs vous-êtes là pour jouer vos chansons pas celles des autres bordel de merde !

Bref c'est un peu dégoûté que je me dirige vers la scène des illuminations pour voir le set de Vandal...j'observe, j'écoute, je constate...c'est de la hardtek, trop violent pour moi !

Techno toujours pareil boom boom dans les oreilles


Je retourne donc au campement avec mes camarades pour profiter de ma dernière soirée au camping en admirant ces supers concerts improvisés où des gens tapent sur des bennes à verre pendant qu'un homme nu danse dessus sous les encouragements de son auditoire. Ménestrel, arokidaz et ziboulingam seront également au rendez-vous ! Et c'est sur ce magnifique chant interprété au mégaphone  répété en boucle avec un fort accent africain : "Qu'est-ce qu'on est serré au fond de cette chatte !" que nous décidons de nous coucher. On ne pourra pas faire mieux toute façon...

4ème jour :

Haaa déjà le dernier jour de ce rodéo-trip...l'heure de ranger les affaires avant de se prendre une saucée sur la gueule car le temps se fait particulièrement menaçant. Triste. Après un aller à la voiture nous revenons pour la dernière fois sur le site du festival, nous en profitons pour goûter les spécialités végétaliennes au Square Alternatif, supra-bonnes ! 

Et c'est sous la pluie que nous assistons au premier concert de la journée celui d'Amélie McCandless.



Je suis fatigué, usé et trempé jusqu'à la moelle mais je suis plutôt charmé par la folk proposée par la rémoise, franchement une bonne surprise, à suivre. Après s'être posé devant le groupe de rock suisse Puts Marie, qui ne s'est réveillé que pour les deux dernières chansons nous en profitons pour nous promener dans le village associatif et le festival de la BD afin être à l'abri de la pluie (même si je kiffe la BD). On regardera Kitty, Daisy & Lewis de loin, bien au chaud, avant d'aller voir Tyler The Creator.






Je ne remets pas en cause le talent du rappeur qui est, par ailleurs, assez énergique mais la sauce ne prend pas vraiment pour moi, je n'aime pas trop ce genre de live, après 30 minutes de concert nous préférons nous diriger vers les stands de bouffe pour déguster des tartes aux maroilles et des salades au lard. 

C'est alors qu'Hubert-Félix Thiéfaine l'un des plus grands écorchés vifs de la chanson française s'apprête à donner un show d'une heure quarante , un des plus longs concerts du festival si ce n'est le plus long ! Bon c'est très sombre, un brin dépressif mais c'est quand même plutôt pas mal, j'ai bien aimé, en plus la pluie a cessée, comme quoi ! Fakear conclura cette édition  sur la scène des illuminations avec un set efficace, je ne connaissais pas, c'est pas mal, du coup on quitte les Ardennes avec la mine réjouie, même si on pue et qu'on a plus grand chose dans les pattes.


Verdict:

Je vais aborder directement le sujet qui est revenu très régulièrement chez les festivaliers cette année, à savoir la programmation et l'orientation électro qu'elle a prise depuis quelques temps. Je dois dire que je suis "en partie" d'accord avec les râleurs, l'électro était très (trop) présente cette année, surtout le vendredi, à partir de 20 h il n' y avait aucune autre alternative, il y aurait fallu rééquilibrer un peu tout ça...mais le reste du temps je n'ai pas grand chose à redire. Je suis loin d'être fan de toute la prog' mais je pense que le Cabaret Vert ne fait que suivre la tendance musicale et en ce moment il est vrai que c'est l'électro qui est à la mode, comme le rock l'était à une époque. Sans compter qu'il est de plus en plus difficile de classer un artiste dans un style défini clairement. Au-delà du mélange de genre (Jungle par exemple, dans quelle catégorie vous le mettez ?) il est important de définir l'état d'esprit et les influences d'un groupe , pour moi The Prodigy et NTM, quelque part c'est un peu du rock ! 

C'est l'évolution musicale ! Après est-ce que c'est bien ou pas ? J'ai pas vraiment la réponse, on choisit de la suivre ou pas tout est affaire de goût ! En tous cas c'est toujours l'occasion de découvrir des choses, après le plus dur est de mettre ses aprioris de côté et de sortir de sa zone de confort.

Je vais au Cabaret Vert chaque année depuis 2009, j'ai ainsi pu voir le festival évolué, grandir et prendre de plus en plus d'importance dans le paysage musical national, il est aujourd'hui dans le top 10 des festivals français. Et à mon sens, c'est amplement mérité car , même si il y aura toujours des choses à redire (problèmes techniques, meilleure organisation des concerts, shows et groupes merdiques, affiche polémique etc...) et c'est bien normal c'est le jeu, le Cabaret a su rester fidèle à ses principes en misant sur la qualité et la diversité. Alors certes le prix a augmenté au fur et à mesure des années (30 euros les 3 jours en 2009 et 95 euros les 4 jours cette année avec le camping) mais ça reste relativement correct comparé aux festoches de même taille, plus cher, disposant d'un budget plus élevé mais pas forcément avec une programmation aussi variée.

En résumé, ce n'est pas mon édition préférée question claques musicales (ça restera l'édition 2011 avec Iggy Pop, Pete Doherty, Stupeflip...) mais niveau convivialité et bon vivre ça frôle le haut du panier ! Merci encore pour ça et rendez-vous l'année prochaine !