jeudi 28 mai 2015

Clip du moment : Flume - Some Minds

Décidément les australiens sont à l'honneur ces derniers jours, après George Miller et son Mad Max - Fury Road c'est au tour du jeune Flume de revenir avec un tout nouveau clip Some Minds tourné à l'Opéra de Sydney.




C'est évidemment Flume qui compose la musique mais du côté de la voix c'est un dénommé Andrew Wyatt qui s'y colle (membre du groupe suédois Miike Snow, dont j'ignorai l'existence jusqu'à aujourd'hui). Cette association donne un morceau très poétique, j'ose même dire onirique, accompagné d'un clip, tout aussi sympathique, où l'on peut voir le jeune australien de 23 ans en lévitation, errant tel un fantôme dans les couloirs de l'Opéra de Sydney pour arriver jusqu'à la grande scène où il entamera une chorégraphie que je vous laisse le soin de découvrir. 



Je ne suis pas expert de l'artiste, ma connaissance de Flume se limitant à quelques chansons de son premier album éponyme (dont le tube Holdin'On) et à son Live-Set auquel j'ai pu assister l'année dernière durant le festival du Cabaret Vert et qui, à mon humble avis, était un peu mou. Donc voilà je n'attendais pas vraiment son retour, pour tout vous dire, je m'en battait un peu les roustons...mais cette chanson m'a un peu réconcilié avec lui, donc en attendant la suite profitez un peu de ce petit vent australien plein de fraîcheur qui vient nous envoûter les oreilles, oui je sais j'en fais trop !




mardi 26 mai 2015

Mad Max - Fury Road : Une grosse claque visuelle




Trente ans après le dernier épisode "au-delà du dôme du tonnerre" Mad Max revient dans un blockbuster ultra-attendu par les fans de la trilogie originale, il faut dire qu'il aura su se faire attendre le bougre ! Il s'est passé 15 ans entre l'idée d'une suite et sa projection dans les salles obscures, le développement chaotique et cette longue gestation auraient pu desservir le film, c'est vrai après tout Mad Max 4 aurait pu s'avérer être un gros pétard mouillé...mais il n'en ai rien, c'est une véritable claque que je me suis prise dans la gueule.


Mad Max - Fury Road tout comme les précédents, prend place dans un décor post-apocalyptique en plein milieu du désert, cependant il n'est plus ici question de pénurie d'essence mais de manque d'eau, le grand méchant Immortan Joe parvenant à exercer un pouvoir tyrannique sur son peuple en ayant la main-mise sur cette denrée précieuse. Quand des rebelles décident de s'enfuir de la Citadelle où règne ce dictateur, sans oublier , au passage de lui dérober un objet précieux, une longue course poursuite s'engage...et au milieu de tout ça se retrouve Max, le héros solitaire joué ici par Tom Hardy et non plus Mel Gibson...

George Miller réalisateur des trois premiers épisodes (mais aussi de Babe 2 et d'Happy Feet...hé oui!) est de retour derrière la caméra et nous propose, à mon sens, ni plus, ni moins que le meilleur blockbuster de 2015, bien loin d'Avengers- L’Ère d'Ultron ou de Fast and Furious 7. Pourtant le projet était loin de m'enthousiasmer puisque je n'avais vu aucun des Mad Max auparavant...(si ce n'est le premier que j'ai regardé juste avant d'aller voir Fury Road) mais je dois admettre que j'ai pris une grosse baffe ! Qu'est-ce qu'il est beau ce film ! Visuellement c'est une merveille, et pour une fois la 3D est assez bien exploitée, même si je ne suis pas un grand fan et que l'on peut certainement encore faire mieux avec  ce procédé. George Miller, 70 balais au compteur, nous livre un film d'action dantesque qui ne nous laisse aucun répit. Les scènes s'enchaînent crescendo, on est surpris en permanence par tous les petits détails et les trouvailles dont fourmillent le film.


Bref il n y a absolument rien à redire sur la réal, elle est au top ! Après il est vrai que le scénario tient sur un post-it, c'est une grande course-poursuite de 2 heures, sans trop faire de spoilers les personnages partent d'un point A pour arriver à un point B et pour repartir à un point A. Ça peut paraître con comme ça mais le film parvient tout de même à aborder plusieurs thèmes importants : l'écologie, le totalitarisme, l'espoir, la rédemption et même la condition féminine, ici les femmes sont fortes, se battent, sont indignées et ne sont pas de vulgaires "faire-valoir" ce qui est plutôt rare dans ce genre de film ! Revenons sur ce dernier point en soulignant la présence de Charlize Theron dans la peau du "chef" des rebelles qui parvient presque à faire de l'ombre à Max, son personnage est plus complexe et sa fuite semble constituer un bien plus gros enjeu que celui de notre héros principal, celui-ci, à part deux-trois flash-back, restant très mystérieux, je pense que le dialoguiste n'a pas eu grand chose à faire vu le nombre de répliques qui sortent de sa bouche. Attention ça ne veut pas dire que le Max de Tom Hardy est naze ! Il reste convaincant et son personnage est tout à fait crédible dans l'univers de George Miller, tout comme le reste des protagonistes, d'ailleurs la galerie de personnages est vraiment très variée et haute en couleur, à l'image de ce mec qui joue de la guitare lance-flamme au rythme des tambours de guerre ! On peut l'entendre sur la très bonne BO du film disponible ici.



Vous l'aurez compris, nul besoin de scénario en béton ou de dialogues hyper travaillés ici, le metteur en scène australien parvient à nous faire ressentir de grandes émotions de cinéma rien qu'en filmant des bastons, des bagnoles et des camions qui explosent de partout et ça c'est franchement balèze ! C'est un divertissement vraiment bien foutu et qui est moins con qu'il n'en a l'air, un bel hommage aux films d'action des années 80 remis au goût du jour avec des problématiques intéressantes, n'attendez plus, prenez votre caisse , tracez la route furieusement et foncez le voir ! J'espère néanmoins que la suite mettra moins de temps à voir le jour...


lundi 25 mai 2015

Evguénie Sokolov : Un "vent nouveau" sur la Littérature Française signé Gainsbourg


Tout le monde connait Serge Gainsbourg musicien, chanteur et auteur de plusieurs classiques de la chanson française, on lui connait même une carrière cinématographique mais ce que l'on sait moins c'est que l'homme à tête de chou a aussi écrit un roman en 1980 intitulé Evguénie Sokolov. 

Si je fais référence à un "vent nouveau" dans le titre de cet article ce n'est pas vraiment pour vous parler d'une oeuvre qui renouvellerait le genre littéraire mais plutôt pour aborder frontalement le thème du bouquin, à savoir l'histoire d'Evguénie Sokolov, un artiste qui doit son succès à ses pets. En gros il largue des caisses en permanence et les vibrations qui émanent de son cul remontent jusqu'à son bras et lui permettent de peindre des toiles avec un style particulier qui feront sa gloire mais également sa chute...
Gainsbourg reste fidèle à son sens de la provoc' et au-delà de son style original, on peut y voir un véritable pamphlet contre l'art contemporain en usant de jeux de mots et de métaphores relatifs aux vents, il utilise tout le champ lexical des pets à l’extrême, on sent bien la patte de l'artiste. Je vous ai concocté quelques passages assez truculents pour l'occasion :

"Mes vacances se passaient en évasions solitaires échouées sur les sables nordiques, face à des horizons inaccessibles où, tremblant sous les rafales crépusculaires, j'envoyais tel un météorologue quelques ballons-sondes sortis de mon fondement et le vent emportait mes fumerolles et dissolvait ces feux follets du diable en des tourbillons fascinants et magiques." 

"Déclaré champion toutes catégories l’on me surnomma l’Embaumeur, la Bombarde, le Canonnier, l’Artificier, l’Artilleur, le Baroudeur, le Mortier, Bombe à gaz, Bazooka, Bertha, Roquette, la Bourrasque, le Souffleur, l’Anesthésiste, le Chalumeau, la Fuite, l’Odorant, le Bouc, Putois, Grisou, Gasogène, l’Eolien, la Voisin, Borgia, Zéphir, Violette, Vent-Vent, Mister Poum, Prout-Cadet, Cocotte, Gazoduc, Camping-gaz, Fulmicoton, Vent de cul, Gaz-oïl, Perlouse, j’en oublie certainement (...)"

"Quant à mon expérience homosexuelle passive, elle s'avéra pour moi de si peu d'intérêt que dans les vingt secondes qui suivirent son entrée, j'expulsai tel un lance-roquettes le membre inquisiteur d'un pet magistral et définitif."

"(...) Mon gaz prit la force d'une charge nucléaire qui ébranla la terre entière."

Evguénie Sokolov adapté en musique sur l'album Mauvaises Nouvelles des étoiles

Le roman de Gainsbourg a divisé à l'époque de sa sortie car si certaines personnes y voyaient une critique de l'art contemporain, d'autres l'on jugé trop vulgaire, outrancier et sans intérêt. Pour ma part, j'ai plutôt bien aimé ce roman (ou plutôt cette "nouvelle" vu la taille du livre) à la fois drôle et cynique, mais je peux tout à fait concevoir que le style, très lourd par moment, rebutera la plupart d'entre vous, il est quand même question de gaz à toutes les pages et à toutes les sauces ! Néanmoins je pense qu'il vaut le coup d’œil, en plus de ça il est très court (moins d'une centaine de pages et en plus c'est écrit très gros) en 1 heure, même moins, c'est torché, donc ne vous privez pas de lire le livre du Gainsbarre, il est toujours intéressant de voir un artiste que l'on connait tous sous une autre facette et si je ne vous ai pas convaincu je vous laisse avec deux interviews de l'époque qui parviendront peut-être à vous faire changer d'avis. Sur ce, bon vent ! 





jeudi 14 mai 2015

"They Came, They Party’d, They Left" : Retour dans les raves-parties des 90's

Depuis le 16 avril l'artiste Olivier Degorce expose ses photographies à la "Gallerie Intervalle" à Paris. Son oeuvre exposée sous le nom de They Came, They Party'd, They Left retrace l'histoire des raves dans les années 90, si le monde de la teuf vous intéresse vous avez jusqu'au 4 Juillet pour aller y jeter un oeil !

Plus d'infos ici : 
www.olivierdegorce.fr

Voici quelques photos chopées sur le site pour vous mettre l'eau à la bouche...

Sex Toy & La Bourette (FR), American Center, Paris, 1995 © Olivier Degorce

After à l'Hôpital Saint-Louis, Paris, 1992 © Olivier Degorce
Rave à l’Aqualand de Gif sur Yvette, 1992

Me Gusta la Paella, Picture-disque sur platine Technics, Radio FG 98.2, Paris, 1994





...bon après je ne vais pas vous la faire à l'envers, j'ai pas encore pu monter à Paname pour assister à cette expo (j'espère avoir les moyens d'y aller avant le 4 Juillet, on verra bien Inch'Allah comme on dit par chez nous) mais elle me rappelle beaucoup une autre expo que j'ai pu découvrir à Londres il y a un an maintenant et c'est l'occaz de vous en parler ici.

Cette exhibition comme disent nos compatriotes rosbeefs s'intitulait Life on the road (dont je ne prends pas la peine de vous faire la traduction, faut pas déconner non plus) et proposait les photographies de Tom Hunter et Dave Fawett, ainsi qu'un film d'Andrew Gaston. Ces trois-là ont ainsi pu capturer des moments uniques, où une communauté de jeunes gens décida de partir faire le tour de plusieurs pays d'Europe en bus ou en van en vendant de la bouffe végétarienne et en organisant des teufs sans se soucier du lendemain. Au fur et à mesure que l'on avance dans l'expo, on voit ces beaux morceaux de vie, ces trombines, ces rencontres à travers l'Europe...et on voyage à notre tour...on se met à rêver à cette époque pas si lointaine des 90's où les raves émergeaient et où les teufeurs étaient des sortes de hippies des temps modernes qui semblaient loin des valeurs consuméristes, l'utopie planait telle une odeur de shit et le bonheur circulait tout comme le LSD, car oui messieurs dames je vais vous faire une révélation : Il parait qu'il est possible de trouver de la drogue dans les raves-parties (si si) et ça c'est pas bien ! Mais je m'égare, sachez que cette expo géniale a eu lieu à la Upper Street Gallery du London College of Communication et elle fait indéniablement écho à celle qui se déroule actuellement à Paris, donc même si vous ne kiffez pas le son de teuf (comme moi) et son univers, essayez de vous ouvrir un peu, ça serait dommage de passer à côté ! 

Le site de Tom Hunter là 

Je vous propose bien entendu quelques photos que j'ai prises de l'expo (désolé pour la qualité de certaines) afin de mieux illustrer mon propos :



























dimanche 10 mai 2015

Clip du moment : Palmashow - The Bobo's "Quinoa"

Un clip un peu spécial aujourd'hui puisqu'il s'agit d'une parodie du Palmashow. Le duo qui est composé de Grégoire Ludig et David Marsais, qui est à mon sens, le digne successeur des Inconnus et des Nuls a décidé de s'attaquer aux chanteurs hipsters/bobos avec Quinoa et ça c'est toujours un régal !



Le clip intitulé Quinoa (l'un des mets de prédilection des bobos) est interprété par le groupe fictif The Bobo's, une sorte de mix de tous ces chanteurs pseudo engagés qui nous font la morale, qui ne jure que par Apple et qui s'habillent dans les fripes pour être tendance. Les paroles sont assez hilarantes et représentent bien les contradictions morales de certains artistes : Ce monde ne pense qu'a la thune/ C'est dit dans notre nouvel album, dispo sur Itunes. En ce qui concerne le clip en lui-même vous pourrez le constater c'est en majorité une parodie du clip de Lily Wood & the Prick Prayer In C,  en tous cas c'est la référence qui m'a le plus sauté au yeux ! 


A noter la petit interlude très marrante de Florence Foresti qui mime très bien le style de Christine and the Queens ainsi que sa danse assez particulière que l'on a pu voir dans le clip Christine (également une petite apparition rigolote de la jeune danseuse du clip de Chandelier, chanson interprétée par Sia).Voilà pour le reste je vous laisse juger mais je trouve que c'est une bonne pastiche des bobos et des hipsters mais ce n'est jamais méchant ! De toute manière, même si je me moque, il faut bien admettre que l'on a tous un petit côté hipster et bobo n'est-ce pas ? 


...

...bon parfois ça va trop loin dans la boboïtude et ça en devient insupportable ! N'est-ce pas Fau...kof kof kof ...pardon je ne parlerai pas de ce groupe ici, ça serait donner trop d'importance à des mecs qui enculent le blizzard !